Blandine Le Callet, La Ballade de Lila K, Stock
Blandine Le Callet présentera son livre à la librairie La Procure le 30 septembre à 18h
C’est assurément l’un des romans les plus saisissants de la rentrée. Le second opus de Blandine Le Callet est un curieux mélange de roman d’anticipation et d’initiation. Comment Lila, enlevée brutalement à sa mère par un pouvoir hygiéniste et aseptisé, tente de recouvrer sa liberté dans un univers où les livres sont dangereux et qui rejette dans une « Zone », hors les murs, tout ce qui peut être hors norme, violent, en un mot : vivant. Plus que vers Orwell, c’est vers le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley que penche cette description d’une société qui ressemble à celle de nos cauchemars nocturnes et de nos insomnies diurnes.
Le chemin de libération de Lila passe par une souffrance qui devient plus aimable que la carapace douce qui veut l’en préserver. Et pour le lecteur par un parcours haletant d’une intensité rare dans la production française et qui le conduit dans les marges troublantes et dangereuses de l’indignation et de la compassion.
François Maillot

Cet ouvrage magistral suscite l’admiration et la joie du lecteur par son érudition brillante, par sa méthode, par sa limpidité, par la sûreté de son jugement. Et évidemment d’abord par l’importance majeure de son sujet. Ne vous laissez pas intimider par la taille du livre, vous serez très vite emporté et récompensé au-delà de vos espérances dans votre connaissance des toutes premières années du christianisme. Sans compter qu’un index très utile facilite la consultation de l’ouvrage et que le livre procure une bibliographie impressionnante.
Un éloge de la vie de tous les jours : il fallait y penser. La chose va tellement de soi qu’on aurait pu l’oublier. La chose va si peu de soi que nul, peut-être, chemin faisant parmi les choses, les grandes choses, les grandes causes qui méritent évidemment l’éloge, n’aurait eu l’idée de s’atteler à une cause tellement perdue d’avance. Franz Bartelt a fait cet éloge, par bonheur : il était fait pour lui, lorsque l’on connaît la discrétion de sa personne, l’humilité de son parcours, la simplicité de son pays ardennais dont il fait état dès le début de son ouvrage, parce que la vie de tous les jours a besoin d’avoir les pieds sur terre : Ce qui est extraordinaire, dans nos pays, c’est qu’ils n’ont rien d’extraordinaire (…) Pas d’altitude, pas d’attitude (…) Pas d’attraction naturelles. Pas de pittoresque. Juste un pays (p. 9). Autrement dit toutes les conditions climatiques favorables pour l’éclosion d’un vrai regard, d’un grand regard, d’un bon regard. Oui, profondément bon. Comment ne trouverait-on pas éminemment sympathiques ces deux compères qui discutent jusqu’à plus soif, dans un buffet de gare, sur le « cuit » et le « pas cuit » (p. 112-117), ou encore ces promeneurs qui se chamaillent, jusqu’à plus soif, eux aussi, sur les mérites respectifs des vaches d’Aubenton et des vaches des Ardennes (p. 128-132) ? Comment celui qui voit et entend tout cela ne serait-il pas « sympathique » au sens le plus chaleureux et le plus profond du terme ?



Généalogie, quand tu nous tiens ! Vorace de notre temps et de notre patience. Ils se reconnaîtront, nombreux, ceux et celles qui ont ouvert un jour la boîte de Pandore des vieux grimoires… On peut dire que ce livre de Chantal Rodet a été écrit pour eux !




