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Christiane Rancé, Prix du livre de spiritualité

Le Prix du livre de spiritualité Panorama La Procure, présidé cette année par Fabrice Hadjadj, a été remis à Christiane Rancé pour son livre Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase paru aux éditions du Seuil.

Fabrice Hadjadj

Christiane Rancé

Prenez-moi tout mais laissez-moi l'extase

La disparition des librairies historiques : La Procure, îlot de résistance

Nuccio Ordine, L’utilité de l’inutile :

L'utilité-de-l'inutile« Mais l’avalanche des catastrophes ne s’arrête pas là. L’identité des librairies a également été défigurée par les exigences du marché. Autrefois lieux de rencontre historiques où il était possible de découvrir à tout moment des textes et des essais d’une importance fondamentale elles sont aujourd’hui devenues des caisses de résonance pour des livres à la mode dont le succès n’est qu’un feu de paille. Il serait bien difficile d’oublier l’existence des PUF à Paris Sur la place de la Sorbonne ou du Divan à Saint-Germain-des-Prés (désormais remplacés par des activités commerciales plus rentables), et, inversement il est impossible d’ignorer la profonde transformation des librairies (telles que La Hune ou les magasins de la Fnac), qui ont petit à petit renoncé à l’érudition et ont considérablement réduit la place des classiques en bourrant les rayons de livres tout juste publiés et auréolés d’un succès purement médiatique. Même constat pour l’Italie : plusieurs librairies historiques sont en train de disparaître (que l’on songe par exemple à la librairie Marzocco de Florence ou à la librairie Treves de Naples, dont la fermeture a suscité des protestations), tandis que les grandes chaînes de magasins de biens culturels sont contraintes de se plier à la logique du marché.

Ne survivent que quelques rares îlots de résistance (Vrin, Les Belles Lettres, La Procure à Paris, ou Tombolini à Rome et Hoepli à Milan), où le lecteur peut encore presque toujours trouver les textes fondamentaux. Quant aux libraires eux-mêmes, ils ne sont plus ceux d’autrefois (à quelques rares exceptions près), qui étaient en mesure de fournir aux lecteurs de précieuses suggestions à propos d’un roman ou d’un essai. Leur liberté de choix est de plus en plus limitée par les intérêts des grands distributeurs qui imposent leurs publications selon des critères purement commerciaux souvent sans aucun rapport avec le souci de la qualité. Ainsi déresponsabilisés, les libraires se transforment alors en simples employés dont la tâche principale est de vendre des produits avec le même état d’esprit qu’un salarié anonyme de supermarché. »

Nuccio Ordine, L’utilité de l’inutile, Belles lettres

De Benoît XVI à François

pape-francoisEn attendant les premiers livres en français du pape ou sur lui, une première analyse à chaud du passage de témoin entre Benoît XVI et François.

Les événements récents de l’Eglise nous ont fait vivre des semaines d’une grande intensité : la renonciation surprise de Benoît XVI, la préparation du conclave, la fumée blanche, et l’élection inattendue du cardinal Bergoglio.

Les catholiques n’oublieront pas de sitôt Benoît XVI. Comme ils n’ont pas oublié Jean-Paul II. Le recul manque encore et les fruits de ce grand pontificat seront sans doute encore plus clairs avec le temps. Mais on peut dégager trois grands axes de l’action de Benoît XVI. Tout d’abord l’affirmation incessante de la nécessité du dialogue entre la foi et la raison. Dans quelques siècles sans doute, on parlera encore de Benoît XVI comme le pape théologien. Ensuite la volonté de fixer définitivement la juste interprétation du concile Vatican II, dans une herméneutique de la réforme dans la continuité et non pas dans celle de la rupture chère aux extrêmes. C’est à ce point que je rattache l’attention à la liturgie. Enfin, et cet aspect palpable dès son apparition au balcon de Saint-Pierre a éclaté au grand jour dans son geste final, un souci premier de la prière, de l’intériorité et du silence dans une posture de grande humilité, en permanence tournée vers le Seigneur.
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Les communautés chrétiennes ne se servent pas assez du livre

Interview de Jean-François Rod pour La Croix [extrait]

-N’avez-vous pas le sentiment qu’il sort trop de livres religieux ?

Je préfère l’abondance à la pénurie : sur 60 000 livres qui sortent chaque année, 1 000 concernent la religion chrétienne. Et dans ces 1 000, nous avons régulièrement des livres que nous pouvons recommander, dont nous savons que le lecteur pourra tirer quelque chose pour lui-même.

-Pourtant, le livre religieux ne se porte pas bien…

La situation est plus contrastée. Certains livres marchent très bien. Aujourd’hui, le souci d’affirmer sa foi est plus fort, les livres de témoignages se vendent bien. Les gens ont besoin de confronter leurs itinéraires, leurs histoires. Il est cependant vrai que le livre religieux ne peut plus compter sur le public captif traditionnel : autrefois, quand sortait un livre de théologie, j’avais immédiatement plusieurs centaines de commandes de la part de séminaires. Ce n’est plus le cas… Mais il y a encore de bons livres, les ventes devraient être plus importantes !

-Pourquoi ?

Les communautés chrétiennes ne lisent pas assez ! On ne partage pas assez les lectures, on pourrait se servir beaucoup plus du livre qu’on ne le fait ! C’est une idée qui me tient à cœur : chaque paroisse devrait avoir un responsable « livres ». C’est un vrai manque dans l’Église. Les croyants ont besoin de lire, y compris l’histoire récente du christianisme. Ils doivent accepter de faire des détours, de perdre leur temps pour mieux connaître.

Lorsque l’un des plus grands théologiens de l’époque, qui plus est pape, écrit un livre sur Jésus, il faut le lire ! Même si l’ouvrage n’est pas d’un abord facile. Les chrétiens ont besoin de formation, de réflexion critique, d’exhortation, tout ce qu’un livre peut apporter. Le livre chrétien devrait parvenir à des tirages bien plus importants que ceux qu’il atteint aujourd’hui…

Recueilli par ISABELLE DE GAULMYN pour La Croix

La rentrée catéchèse

Cette année, de nouveaux parcours, conformes au texte national pour l’orientation de la catéchèse en France, ont vu le jour. Vous trouverez une présentation succincte de ces parcours dans notre dossier consacré à la rentrée catéchèse et ci-dessous les interventions de Flavie Lévêque, Nicolas-Jean Sed et Bernard Coyault lors de la soirée catéchèse organisée à La Procure.

En famille avec Dieu


Flavie Lévêque présente En famille avec Dieu

Youcat


Nicolas-Jean Sed nous parle de Youcat

ZeBible


Bernard Coyault présente ZeBible

http://www.laprocure.com/informations/catechese-preparez-la-rentree-2011.html

Aimer sans dévorer, prix du livre de spiritualité


lytta-basset-aimer-sans-dévorerLa remise du prix du livre de spiritualité s’est déroulée à La Procure le jeudi 26 mai. C’est, vous le savez, le livre de Lytta Basset Aimer sans dévorer qui a remporté les suffrages du jury. Composé d’écrivains, de journalistes, de libraires et de lecteurs, ce jury était cette année présidé par Mgr Albert Rouet, dont le livre J’aimerais vous dire a reçu en 2010 le prix des lecteurs de La Procure. Christian Bobin faisait également partie de ce jury. C’est son livre Les ruines du ciel qui avait été récompensé lors du précédent prix du livre de spiritualité.

Du rififi avec Bruxelles

Depuis mercredi dernier (2 mars), les inspecteurs de la commission européenne de Bruxelles perquisitionnent dans les plus grands groupes d’édition : Hachette, Gallimard, La Martinière/Le Seuil, Albin Michel (Editis a été épargné). Pourquoi ? Parce que nos éditeurs sont soupçonnés d’entente illicite dans le cadre des contrats de mandat qui régissent les rapports avec les détaillants que nous sommes, dans l’univers émergent du livre numérique.

Cela ne vous dit rien ? Lisez pourtant. Un peu d’histoire d’abord. En 1981, en légiférant sur le prix unique du livre, la loi Lang a permis de mettre fin aux pratiques de dumping de la FNAC et de la grande distribution et de préserver la richesse d’un tissu dense de librairies qui permet une diversité de l’offre culturelle. Sans cette loi, la Procure aurait-elle résisté ? A tout le moins, elle ne serait pas cette grande librairie de fond que vous connaissez. Avec l’arrivée du livre numérique, le risque est que les grands acteurs comme Amazon cassent les prix, interdisant de fait à des libraires comme La Procure d’exister sur ce marché où leur capacité de conseil et de structuration de l’offre sera pourtant essentielle pour le lecteur. C’est pourquoi le Parlement est en train de voter une loi sur le prix numérique du livre numérique (fixé par l’éditeur) que la librairie encourage. Mais, cette loi, après discussion à l’Assemblée, a récusé une clause d’extra-territorialité imposant ce prix unique à des détaillants installés hors de frontière (par exemple Amazon, logé au Luxembourg). Ce point est encore en débat puisque le Ministre de la Culture s’est prononcé pour cette clause. Quoiqu’il en soit, sans cette disposition, l’application du prix unique à Amazon ne tient plus qu’à la solidité des contrats de mandat par lesquels les éditeurs imposent à chaque détaillant un même prix. Or, depuis quelques mois, on sait qu’Amazon, hors de nos frontières fait la guerre à ce modèle de contrat…

En organisant sa descente de police chez les éditeurs français, Bruxelles endosse tout simplement la position d’Amazon, ainsi que l’a fait remarquer Francis Esmenard, PDG d’Albin Michel. Déjà, la commission est très opposée à la clause d’extra-territorialité. En mettant à mal le contrat de mandat, elle laisserait un boulevard à Amazon pour monopoliser le marché et interdirait de fait aux libraires indépendants d’être des acteurs du livre numérique (les libraires ne peuvent pas perdre d’argent en cassant les prix, leur structure économique ne le permet pas). Or, si l’on peut raisonnablement penser que 10% du marché du livre papier se déportera à moyen terme sur le numérique, si ce déport se fait hors des librairies, c’est toute la chaine du livre papier qui rique de s’effondrer, tous les livres exigeants et de qualité qui risquent de disparaître. La diversité culturelle de notre offre serait remplacée par l’étroitesse d’un marché de best-sellers au contenu le plus souvent affligeant.

D’un point de vue citoyen, cela est inacceptable. Que la commission de Bruxelles ne perçoive pas les enjeux culturels d’une telle problématique et traite les éditeurs français comme des criminels en col blanc est inquiétant. L’indignation est à la mode ces temps-ci. Un peu trop. Mais là, il y a de quoi.

François Maillot

Sur le livre de Christoph Theobald « vous avez dit vocation »

Le site www.jésuites.com propose une intéressante introduction au dernier livre de Christoph Theobald sur la vocation, par Grégoire Le Bel, sj, qui est justement responsable du service Jésuite des Vocations.

Vous trouverez à la suite deux vidéos : une interview de l’auteur, ainsi qu’une chronique de Michel Cool tournée dans la librairie La Procure.

Lire la suite sur le site www.jésuites.com

Voir le livre de Christoph Theobald sur www.laprocure.com

A propos de l’affaire des Légionnaires du Christ

Le scandale des Légionnaires du Christ est le plus grand qu’ait connu l’Église depuis, disons, l’époque où l’on trafiquait les indulgences. Il mêle à peu près tout ce qu’il y a de plus grave : corruption passive jusque dans le collège des ­cardinaux, plagiat, omertà, abus sexuels, abus de confiance, détournement de la confession, recherche obscène et obstinée de l’argent et de l’influence. Le tout cimenté par un piétisme ostentatoire.

lire la suite de l’éditorial de Jean-Pierre Denis

L’éditorial de Jean-Pierre Denis sur la burka

Connaissez-vous un coin de campagne particulièrement protégé des vents dominants, un petit paradis printanier où l’on ait réussi à se tenir à l’écart de cette histoire de femme voilée qui conduit, de gendarme zélé qui verbalise, de mari réputé polygame et de ministre soudain fort diligent pour défendre la République en danger ?

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