Archives de catégorie : Patrick Kéchichian

Tué à l’ennemi

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le livre de Michel Laval sur les derniers jours de Charles Péguy, qui furent aussi les premiers de la guerre 14-18, n’invite pas à la réserve, au jugement nuancé… Qualifier ces pages de surprenantes et bouleversantes, ou d’admirables, ce n’est faire aucun excès de langage. Oui, c’est une évidence : il ne nous est pas donné tous les jours de découvrir un tel livre. Continuer la lecture

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Œuvres de Max Jacob

Dans la littérature du XXe siècle, Max Jacob est difficile à situer. Par commodité, on le marginalise. Il ne tient dans aucune case. Quand on le regarde, on dirait qu’il tremble. Quand on veut le situer, il se déplace, semble hésiter entre le post-symbolisme et le surréalisme, entre Rimbaud ou Apollinaire et la spiritualité christique. En fait, il dépasse toutes ces différences et ces fausses querelles pour rester foncièrement et comme naturellement moderne, près de ses amis Pierre Reverdy et surtout Picasso. Continuer la lecture






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L’homme dans sa nudité et sa misère

Pour peindre la guerre de 14-18, pour la donner à voir et à ressentir, on ne peut faire moins qu’une fresque ou qu’un roman-fleuve. A la démesure de la réalité doit logiquement correspondre celle des moyens et de l’imagination du romancier ou du peintre… Jean Echenoz, fidèle à lui-même, à sa méthode – qui est plutôt une intuition cultivée, aiguisée, depuis plus de trente ans –, prend le contre-pied de cette idée. Continuer la lecture






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Jean-Noël Pancrazi, La montagne

En lisant les longues phrases de Pancrazi, nullement sinueuses mais au contraire précises, attentives, jusque dans la douleur la plus déchirante, je constate à nouveau cette évidence : c’est l’art de l’écrivain qui importe, c’est lui qui agence et compose les phrases ; une grammaire du sentiment, de l’émotion (mot tant galvaudé) apparaît alors avec netteté sur la page. Et le lecteur exprime sa reconnaissance. Continuer la lecture






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Le cardinal prophète

Ce n’est pas faire injure au remarquable travail d’Henri Tincq que d’évoquer d’abord l’image qui ouvre le cahier iconographique de son livre. On y voit le visage du cardinal Lustiger en plan rapproché. Il porte sur l’épaule la Croix du … Continuer la lecture

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