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L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

Youcat : Le Livre de Prière, Éditions du Cerf
Elie Wiesel et Johann Baptist Metz, Espérer envers et contre tout, un juif et un chrétien après Auschwitz, Éditions Salvator
Cardinal André Vingt-Trois, La Solidarité, une exigence et une espérance, Éditions Parole et Silence
Xavier Lacroix, Le corps retrouvé, donner la vie, c’est la recevoir, Éditions Salvator
Michel Cool, Dans le secret et l’amitié des moines, Éditions Bayard
Anselm Grün, L’année où mon père est mort, Éditions Desclée De Brouwer

L’auteur du mois

Yves Chiron, Histoire des conciles, Éditions Perrin

Le coup de coeur

Olivier Hanne, Innocent III, La stupeur du monde, Éditions Belin

Vous avez dit politique ?

Loraison-problème-politique-jean-daniélouLa réédition au Cerf de ce texte du cardinal Daniélou est particulièrement bien venue en cette période d’entre-deux tours. J’ai eu un choc en découvrant que ce livre dont la lecture m’a absolument emballé datait de l’année de ma naissance. Ce texte de 1965 n’a pris aucune ride et c’est sans doute parce que, outre la qualité d’écriture et la vision prophétique de l’auteur, tout y est nuancé, et pourtant d’une précision et d’une exigence tranchantes. C’est que, qu’il s’agisse de l’action envers les pauvres, de la nécessité de la vie intérieure dans tout apostolat ou du positionnement du chrétien face au monde, tout est pesé à l’aune de l’essentiel, au crible de la Parole de Dieu dans le cœur de l’homme, en tant que lieu de dévoilement de sa vocation profonde. Et notamment sur cette idée que si la cité terrestre ne saurait constituer la fin dernière du chrétien qui est la cité céleste, il ne saurait se désintéresser de la construction de la première. Oublier l’un pour un amour exclusif de l’autre est une illusion ; plus même, une faute. « Servir ses frères et sauver son âme ne sont pas deux choses qui s’opposeraient, mais une seule et même chose. Le chrétien peut alors redécouvrir l’unité de sa vocation, l’unité de son être, l’unité de sa personne » (p. 122).

Je retiendrai un point sur lequel l’analyse de Daniélou m’a ébloui, celui de la difficile question du positionnement des chrétiens face aux autres religions. Daniélou distingue bien la religion qui est le mouvement de l’homme vers Dieu et la Révélation qui est celui de Dieu vers sa créature. Ce faisant, il évite l’écueil du syncrétisme qui n’aboutit qu’au robinet d’eau tiède du relativisme. Sur ce point, il ne surprendra personne. Mais Daniélou ne néglige pas pour autant le fait religieux et donc le dialogue avec toutes les autres religions en tant que représentantes de cet instinct religieux qui est au moins enfoui en chaque homme et que l’athéisme a voulu extirper. Mépriser les autres expressions religieuses parce que nous sommes dépositaires de la Révélation serait une erreur théologique grave. En effet si le Christ en s’incarnant a lui-même endossé le mouvement religieux de la nature humaine, pouvons-nous, chrétiens, nous arroger le droit de le négliger ? Daniélou s’appuie sur la continuité du magistère de l’Eglise, notamment sur Pie XII et Jean XXIII, pour rappeler que le Christ est venu sauver toute la création et que le christianisme assume, purifie et transfigure les valeurs religieuses païennes. Cette ligne de crête qui concilie un esprit de large ouverture et un accueil intégral de l’unicité salvifique du Christ par son Eglise est d’autant plus d’actualité que nous fêtons cette année le cinquantenaire de l’ouverture du concile Vatican II dont l’interprétation doit être analysée à cette double lueur.

La finesse d’analyse de Daniélou est de celle qui laisse le lecteur avec ce sentiment de stupeur face à la clarté de l’évidence : comment n’y avais-je pensé ? Ne cherchons pas dans le génie intellectuel de Jean Daniélou, même s’il est avéré, la cause majeure de cet effet. Le secret nous en est livré dans le chapitre qui donne son titre au livre. Toute vie active ou apostolique ne peut être féconde que si elle est « branchée » sur une relation intérieure avec le Christ. C’est à cette condition que les pièges de la vanité, de la pression sociale, de l’activisme ou de l’idéologie n’auront de prise sur l’homme. Si ce beau petit livre donne à chaque chrétien de quoi nourrir sa réflexion sur sa propre existence, c’est assurément car le cardinal Daniélou a vécu lui-même à cette source d’eau vive qui donne la fécondité et la joie.

François Maillot

Jean Daniélou, L’oraison, problème politique, éditions du Cerf

L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

- Revue Prier Hors-série, La prière des heures, Bayard
- Magda Hollander-Lafon, Quatre petits bouts de pain, Albin Michel
- Dom Porion, Lettres et écrits spirituels, Beauchesne
- Joël Guibert, La sagesse de la croix, Editions de l’Emmanuel
- Vincent Holzer, Hans Urs von Baltazar, Cerf
- Jean-Louis Ska, L’ancien testament expliqué à ceux qui n’y comprennent rien ou presque, Bayard
- Michel Cool, Conversion au silence, Salvator

L’auteur du mois

- Mgr Claude Dagens

Le coup de coeur

- François de Gaulle : J’ai vu se lever l’Eglise d’Afrique, Desclée De Brouwer

L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

-  Christine Pedotti : La bataille du Vatican, Plon
-  Jean-Jacques Antier : Pierre Teilhard de Chardin ou La force de l’amour, Presses de la Renaissance
-  Jean-Claude Lavigne : «Voici, je viens» la vocation religieuse, Bayard
-  Étienne Pinte, Jacques Turck : extrême droite, Pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, Éditions de l’Atelier
-  Tarcisio Bertone : De Jean-Paul II à Benoît XVI, Parole et Silence
-  Timothy Radcliffe : La voie dominicaine, Bayard
-  Marie-Dominique Goutierre : Dieu est lumière, Dieu est amour, Parole et Silence

L’auteur du mois

Alexandre Soljénitsyne

Le coup de coeur

-  Danielle Scherer : Personne ne te croira, Albin Michel

L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

-  Pierre Claverie : Quel bonheur d’être croyant !, Cerf
-  Jean-Pierre Torrell : Saint Thomas d’Aquin l’homme et son œuvre, Cerf
-  Martin Steffens : Vivre ensemble la fin du monde, Salvator
-  Michel Salamolard : Et si l’Église revenait à l’Evangile, Saint Augustin
-  Jacques Nieuviarts : La Bible nomade : la Genèse, Bayard
-  Anselm Grün et Peter Müller : Jeûner avec le corps et l’esprit, Salvator
-  Dominique Ponnau : L’écarlate et la blancheur, Salvator

L’auteur du mois

- Hélie de Saint-Marc et August von Kageneck : Notre histoire (1922-1945), J’ai lu
- Hélie de Saint-Marc : Mémoires, les champs de braises, Tempus
- Laurent Beccaria : Hélie de Saint-Marc, Tempus
- Hélie de Saint-Marc : l’aventure et l’espérance, Les Arènes
- Hélie de Saint-Marc : Les sentinelles du soir, Les Arènes

Le coup de coeur

Solange Bied-Charreton : Enjoy, Stock

Solange Bied-Charreton, Enjoy

Solange Bied-Charreton, Enjoy, Stock

Il est difficile d’écrire sur les livres des amis, surtout lorsqu’il s’agit de romans. Non pas pour une médiocre affaire de complaisance et de renvoi d’ascenseur (Solange et moi ne connaissons comme ascenseur que celui de la petite Thérèse), mais surtout parce que ce lien d’amitié repose sur des affections, des réflexes, des raisonnements et surtout des ellipses partagés dont il est parfois difficile de se détacher pour se mettre dans la peau d’un lecteur qui, quant à lui, y serait plus ou moins extérieur. Pourtant, à force de fréquenter les rentrées littéraires et leurs kyrielles  de premiers romans, je crois pouvoir vous assurer que celui-ci est d’une singularité qui mérite le détour et qui correspond à ce que l’on peut attendre de la littérature.

Enjoy raconte l’histoire (oui, première bonne nouvelle, ce roman RACONTE UNE HISTOIRE !) de Charles Valérien dont la vie se partage entre une existence réelle d’une insoutenable vacuité au sein d’un cabinet de consultants et une existence virtuelle d’une médiocre insignifiance sur Show You, le réseau social en vogue où l’on doit, sous peine d’être banni, poster une vidéo hebdomadaire. Dans les deux cas, une existence marquée par le paraître, les conventions, la contrainte et la peur panique de ne plus exister, de n’être rien ; et ces deux univers n’en font qu’un, comme Charles en fera l’amère expérience. Solange Bied-Charreton nous emmène au pays d’Aldous Huxley, dans un meilleur des mondes qui ressemble au nôtre et pourtant donne envie de gerber. Avec un style clinique, à l’ironie souvent mordante, qui évoque celui des hussards, et notamment de Nimier, sans le cynisme pour autant.

Car là est le mérite de ce roman. Il ne nous propose pas seulement une radiographie d’un monde sans intérêt. Derrière Show You, il y a des histoires d’êtres de chair et d’esprit. Anne-Laure, dont Charles tombe amoureux, qui refuse d’être sur Show You et préfère le rock alternatif de copains bruyants ; Rémy Gauthrin, auteur en vogue, qui va éprouver la vanité de la petite entreprise de business littéraire ; le père de Charles enfin, dont la folie semble être plus sage que la sagesse du monde. En faisant résolument basculer son histoire vers une humanité cabossée mais réellement vivante, à laquelle Charles et Gauthrin finiront par aspirer, Solange Bied-Charreton laisse la place (un peu tard et de manière un peu trop abrupte à mon avis, c’est le seul reproche que je lui ferais) à une réelle compassion, sans pathos ni mouchoirs, juste suggérée à l’attention du lecteur réellement présent à ce qu’il lit. C’est alors, la béance du vide de ce monde sans Dieu et dont l’humanité s’expulse elle-même qui apparaît. Se dessine enfin ce portrait de l’homme en marche vers sa destinée : une quête de Dieu, d’amour, de rédemption l’habite inexorablement. Il n’aura de repos de l’avoir trouvé. Enjoy !

François Maillot


Solange Bied-Charreton, Enjoy, Stock

L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

-  Fra Angelico et les maîtres de la lumière, Fra Angelico et les maîtres de la lumière, Fonds Mercator
-  François Boespflug, Dieu et ses images une histoire de l’éternel dans l’art, Bayard
-  Michael Lonsdale, L’Amour sauvera le monde, Philippe Rey
-  Pierre Provoyeur, Chagall, Hazan
-  Sous la direction du Cardinal Barbarin, Lyon, primatiale des Gaulles, la grâce d’une cathédrale, Nuée Bleue
-  Rosa Giorgi, Saints et symboles, La Martinière
-  Chapelles de France émouvantes : Chapelles de France émouvantes, Déclics

L’auteur du mois

-  Michel Pastoureau, Les animaux célèbres, Arléa
- Michel Pastoureau, Bleu, Points
- Michel Pastoureau, Les couleurs de nos souvenirs, Seuil
- Michel Pastoureau, L’étoffe du diable, Points
- Michel Pastoureau, Noir, Seuil
-  Michel Pastoureau, Le cochon, Gallimard
-  Michel Pastoureau, Figures de l’héraldique, Gallimard
-  Michel Pastoureau, L’ours, Seuil

Le coup de coeur

- Wilfrid Stinissen, Caché dans l’amour : Manuel de vie carmélitaine, Editions du Carmel

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L’Esprit des Lettres

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L’actualité du libraire

- Larry W. Hurtado, Dieu dans la théologie du Nouveau Testament, Cerf
- Alain Marchadour, Venez et vous verrez, Bayard
- Pascale Vidal, Les cathos & la sexualité, Salvator
- Sylvain Brisson, Frédérique Da Silva, David Lerouge, Denis Tosser, Jean Pierre Barrière et Laurent Villemain, Ils sont jeunes ils sont prêtres ils sont heureux, Presses de la Renaissance
- Mihaela Vasiliu, Une lumière dans les ténèbres, Cerf
- Jean-Jacques Olier, Des anges, Seuil
- Antoine Pascal, Scoutisme un siècle d’aventure, Ouest France

L’auteur du mois

- Karl Rahner, Traité fondamental de la foi, Cerf
- Karl Rahner, Oeuvres, Cerf
- Karl Rahner, Aimer Jésus, Mame, Desclée
- Evelyne Maurice, La Christologie de Karl Rahner, Desclée
- Karl Rahner, Qui est ton frère? Une fraternité aux dimensions du monde, Salvator
- Bernard Sesboüé, Karl Rahner, Cerf

Le coup de coeur

- Jean-Noël Bezançon, Dieu ne sait pas compter, Presse de la Renaissance

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La nature et la grâce

Il n’est pas d’une originalité inouïe de penser que Terrence Malick est le plus grand cinéaste vivant. En cinq films aussi rares qu’aboutis, il a construit une œuvre d’une ampleur unique, contemplative et charnelle à la fois. Tree of life, qui sort en dvd, a obtenu la palme d’or lors de l’édition 2011 du festival de Cannes. Ce film éblouissant est sans doute le plus ambitieux de son auteur et, pour ma part, je trouve que c’est le plus beau.

Le tour de force de Malick est de proposer une histoire du monde, de sa création à ce que nous appellerons son aboutissement, en l’incarnant dans la vie d’une famille américaine. Brad Pitt campe, avec une vérité admirable, le personnage d’un père perfectionniste, musicien qui est passé à côté d’une vocation, qui aime autant ses enfants qu’il les tyrannise, projetant sur eux le succès qu’il n’a pas obtenu. Autour de lui, une mère dont le seul défaut serait de n’en pas avoir (Jessica Chastain d’une beauté saisissante) et trois enfants, dont l’aîné, Jack (Sean Penn à l’âge adulte) se souvient de cette enfance où l’insouciance et la joie côtoient la peine et le deuil, au sein d’une nature qui, comme toujours chez Malick, est un personnage central du film.

Nul ne filme comme Malick ; la nature, certes, mais aussi les êtres humains : la lumière sur une feuille, le frémissement de l’air dans une chevelure, cet invisible lien entre les êtres et les éléments, avec une caméra qui embrasse comme nul autre son sujet. Sujet de contemplation. Rien que pour cela, il faut voir et revoir Tree of Life. Mais un autre aspect de ce film m’incite à vous le recommander ardemment. N’ayons pas peur des mots, c’est qu’il s’agit d’un immense film chrétien.

Les deux scènes qui ont été contestées par certains – et que, pour ma part, j’ai trouvées admirables – celle de la création du monde et celle de la fin – immergent le spectateur dans le mystère du monde qui est celui de Dieu. Personne n’avait osé filmer la création ainsi. Ces images de l’émergence de la vie – les éléments, la vie végétative, la vie animale – constituent à la fois une catéchèse (on sent bel et bien l’acte créateur) et une contemplation de la manière dont ce geste créateur s’est déroulé, à savoir selon les lois de l’évolution. Quant à la scène finale, je ne voudrais pas vous imposer une interprétation. On peut penser qu’il s’agit de la communion des saints, du paradis, ou peut-être simplement de l’union à Dieu en tous, du royaume dès maintenant. A coup sûr, de ce point de jonction rare entre la nature et la grâce.

Car c’est bien le sujet de ce film : la nature et la grâce. Derrière cette chronique familiale d’une humanité ordinaire, enchâssée entre le spectacle grandiose de la création et l’atmosphère d’apesanteur du dénouement, se joue la grande tension de l’humanité. Celle de la nature et de la grâce. La nature, c’est à la fois ce monde qui suscite notre émerveillement et ses lois de combat et de violence ; la grâce, qui ne vient pas la détruire, est au contraire ce qui vient l’accomplir en faisant toutes choses nouvelles. Ce film en est l’épiphanie.

François Maillot

Terrence Malick, Tree of Life

L’Esprit des Lettres

Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, l’émission l’Esprit des Lettres donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.

L’actualité du libraire

Georg Ratzinger, Mon frère, le pape, Bayard
Jacques Le Goff, A la recherche du temps sacré, Perrin
François Jourdan, La Bible face au Coran, L’Oeuvre
Yves Boulvin, Je me sens en décalage… et je réussis ma vie, Presses de la Renaissance
Christoph Theobald, Présences d’Evangile II, L’Atelier
Michael Lonsdale, L’Amour sauvera le monde, Philippe Rey
Guy Gilbert, Eveilleur d’espérance, Philippe Rey

L’auteur du mois

Pierre Maraval, Constantin le Grand, Tallandier
Vincent Puech, Constantin, le premier empereur chrétien, Ellipses
Bertrand Lançon, Constantin, PUF, coll. Que sais Je ?
Constantin, Lettres et discours, Belles Lettres
Marie Françoise Baslez, Comment notre monde est devenu chrétien, Seuil coll. Points
Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Livre de Poche

Le coup de coeur

John W. O’Malley, L’événement Vatican II, Lessius

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