Le Jour du Seigneur, KTO et La Procure s’associent pour proposer le premier magazine mensuel entièrement consacré au livre religieux.
Tournée dans la célèbre librairie du 6e arrondissement à Paris, cette émission donne la parole à trois auteurs. Leur échange est ponctué par les chroniques des libraires de la Procure.
Mathilde Mahieux nous parle de l’actualité du libraire

Je voudrais vous parler d’un livre magnifique « Deux petits pas sur le sable mouillé » de Anne-Dauphine Julliand. Il raconte des épreuves hors du commun qu’affronte une famille, mais je vous le dis tout de suite, ce n’est pas un récit qui provoque un apitoiement effrayé, triste, résigné, c’est tout le contraire : c’est un témoignage extraordinaire de vie et le lecteur en sort bouleversé, mais fortifié.
quatre ans, par le fils aîné Gaspard. Comme l’auteur l’écrit dans une formule admirable : puisqu’ils ne peuvent pas ajouter des jours à la vie, ils vont ajouter de la vie aux jours.
A l’heure où nous nous apprêtons à célébrer la béatification de Jean-Paul II, comment ne pas nous arrêter sur l’œuvre de celui qui fut non seulement un grand Pape, mais aussi un véritable penseur. Avant d’être Jean-Paul II, Karol Wojtyla fut effectivement un remarquable écrivain. Cet homme que l’on peut considérer comme le plus grand homme de média de la fin du XXe siècle, fut d’abord poète et dramaturge, comme l’atteste ce volume publié au Cerf, avec en point d’orgue, la pièce intitulée La Boutique de l’orfèvre. Mais c’est aussi un penseur d’exception, philosophe marqué par le personnalisme et la phénoménologie, notamment dans Personne et acte qui vient de ressortir chez Parole & Silence, dans la collection du Collège des Bernardins.
Dans la veine politique et sociale que nous évoquions, Laborem exercens est une remarquable actualisation de la grande encyclique sociale de Léon XIII, Rerum novarum. Mais le souci politique de Jean-Paul II dépasse les questions dites sociales. Il est « branché » sur la vie et, sa défense acharnée de la vie – de la conception à la mort naturelle – , loin d’être une pure posture morale, révèle une conception de l’homme qui ne peut être dissociée de la question sociale : L’Evangile de la vie montre précisément qu’une société juste ne peut exister sans le préalable d’un respect inconditionnel de la vie et de la dignité humaines.
Il y a dix ans, Brady Udall s’est fait connaître en France grâce à la traduction de son premier roman, l’inoubliable Miraculeux destin d’Edgar Mint. Ce fut une révélation; un roman inclassable qui fit connaître une nouvelle génération d’écrivains du Montana dont Brady Udall est l’un des plus talentueux. Il est né en 1971 dans une famille de mormons, ce qui nourrit la part autobiographique de ses livres.
n’est plus que l’ombre de lui-même. L’homme, brisé, a perdu ses repères. Il a choisi la fuite comme remède et s’enferre dans une suite de mensonges qui participent à son désir d’évasion, à son rêve de libération. Il est pris dans un engrenage. C’est aussi un homme bon et pacifique, d’où la complexité du personnage. Golden s’affaire loin de la maison, il se cache dans une maison « de poupée ».
Les femmes ont longtemps été les grandes oubliées des livres d’Histoire, mais les romans les ont heureusement mises à l’honneur, et le livre de Martina Kempff, traduit de l’allemand, en est un bel exemple.
dynastie carolingienne et des luttes de pouvoir pour imposer en Occident un territoire unifié et totalement chrétien.
d’acteur, sa décision d’entrer au séminaire, la lecture de Grignon de Montfort, la mainmise communiste sur la Pologne qui l’oblige à une certaine clandestinité. On suit sa formation à Cracovie, puis à Rome. C’est comme vicaire apostolique qu’il participe au Concile (il fait forte impression sur Yves Congar et Henri de Lubac), avant d’être nommé très jeune archevêque puis cardinal. On ne peut tout énumérer, le livre l’accompagne encore de l’élection au pontificat jusqu’au récit de sa mort, mais cet ouvrage permet vraiment de suivre l’itinéraire personnel du pape au plus intime de son expérience spirituelle et de sa foi impressionnante. On pardonnera facilement quelques maladresses commises à cause de la volonté évidente d’être « édifiant », tant la sainteté de ce pape saute aux yeux en se développant à partir même de son humanité. Bien au-delà de la séduction d’une personnalité d’une cohérence et d’une force exceptionnelles, on est ému de voir la sanctification se construire année après année dans la consécration totale à Dieu (Totus tuus) qui prend la forme d’un dévouement total à sa mission. Une très bonne lecture accessible à tous pour accompagner la béatification le 1er mai, dimanche de la Miséricorde.
Peut-être ai-je commencé à l’envers ? Tout cela a débuté au cinéma le Saint André des Arts (je crois) où, il y a une bonne année, je suis allé voir le film de Béla Tarr, Les Harmonies Werckmeister, dont j’étais sûr qu’il était un chef d’œuvre, puisque c’est un film de chevet pour 
Vais-je savoir vous dire que ce livre imposant, est en tous points vraiment EXCEPTIONNEL. Deux mots latins en lettres d’or sur un fonds blanc. Ce n’est pas un antiphonaire ou un évangéliaire, c’est ARS SACRA. L’encyclopédie la plus complète à ce jour qui du premier art des catacombes aux cathédrales les plus contemporaines embrasse 2000 ans d’art chrétien et sous toutes les latitudes.

