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L’amour vrai selon Saint Bernard

La citation de la semaine

Tout amour vrai est sans calcul et reçoit en même temps son salaire ; il ne peut même recevoir son salaire que quand il est sans calcul … Qui dans l’amour ne cherche comme salaire que la joie de l’amour reçoit la joie de l’amour. Mais qui dans l’amour cherche autre chose que l’amour perd en même temps et l’amour et la joie de l’amour.

Saint Bernard
Cité par Josef Pieper, De l’amour, Ad Solem.

Deux fois heureux

La citation de la semaine

Deux fois heureux les cœurs purs : car ils verront Dieu, et Dieu, par eux, se fera voir.

Henri de LUBAC, Sur les chemins de Dieu

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Le métier de théologien

La citation de la semaine

Tirée de Louis Bouyer, Le Métier de théologien, entretiens avec Georges Daix

« G.D. – La théologie est bien pour vous un métier ?

L.B. – Je dirais que le métier de théologien est essentiellement un métier d’interprète de la Parole de Dieu à la lumière de cette expérience que l’Eglise a d’elle-même et qui ne se sépare pas d’une expérience de l’humanité toute entière, qui se développe au cœur même de cette expérience de l’humanité pour la clarifier, pour la conduire sous la providentielle direction de l’Esprit à ce but que Dieu en créant le monde lui a assigné : la rencontre et l’union avec Lui. Le théologien doit donc être pourvu de solides connaissances philosophiques qui lui permettront l’étude des textes, des connaissances historiques pour pouvoir interpréter ces textes, et au-delà des textes eux-mêmes pour interpréter le mouvement de pensée et de vie qu’ils reflètent. Mais il doit surtout être rempli de docilité à l’égard de l’objet de la vérité révélée, ce qui n’est pas séparable d’une docilité envers son sujet, le sujet de la Foi qui reçoit la Révélation et qui est l’Eglise, l’Eglise toute entière. Le théologien qui prétendrait exercer ses facultés intellectuelles en dehors de tout le courant de la vie de l’Eglise, sans s’insérer lui-même personnellement aussi à fond que possible, en s’unissant à sa prière, en se pliant docilement aux directives de son magistère et en s’ouvrant à tout l’esprit de l’Eglise tel qu’il s’exprime dans toute sa tradition, spécialement la tradition liturgique, patristique et celle des grands docteurs, et bien ! ce théologien là ne serait pas un théologien ».

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L’Evangile de la Résurrection

La citation de la semaine :

« Nous ferons attention à ne pas séparer mort et résurrection. Si nous les séparons, comme on le fait trop souvent, toute l’oeuvre du salut se résume dans la souffrance endurée par Jésus en expiation de nos fautes par ordre de la justice divine, et sa résurrection, détachée de l’histoire, se réduit à sa glorification en Dieu et à la récompense qui nous attend au ciel ; du coup, nous nous empêchons de voir dans la mort de Jésus le pardon gratuit du Père, la marque suprême de son amour, et de voir notre résurrection s’accomplir en celle de Jésus par le travail de son Esprit en nous.

Tandis que, si nous les gardons unies, nous verrons la puissance de sa résurrection oeuvrer d’avance dans sa mort à la destruction de toute mort, et sa mort produire du fruit dans sa résurrection, une semence de vie éternelle, l’Esprit d’immortalité qui habite en nos corps pour les conduire à la résurrection. »

Joseph Moingt s.j.

Voir le livre de Joseph MOINGT s.j.

Méditations métaphysiques de Descartes

Citation de la semaine :

Nous avons une impuissance de prouver, invincible à tout le dogmatisme. Nous avons une idée de la vérité, invincible à tout le pyrrhonisme.

Descartes infirme la première partie de cette pensée pascalienne, et donne, comme personne avant lui, un contenu à la seconde. Il montre ainsi qu’une certaine conception classique de la philosophie conçue comme recherche de la vérité n’est pas vaine ou à tous égards insensée. Aux inévitables heures de doute, d’inquiétude et de fatigue, quand le découragement intellectuel saisit ou accable, lorsque tentent les séductions et facilités toujours renaissantes du scepticisme, ceux qu’intéresse encore cette conception pourront relire les deux premières Méditations pour puiser réconfort et confiance dans la puissance rare qui en émane, et , rassérénés, se remettre au travail.

Denis Moreau, revue Études, février 2010

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