L’encerclement, documentaire sur l’idéologie néolibérale, bouscule sans artifice nos idées reçues. Des propos liminaires d’Ignacio Ramonet jusqu’à la fin du film, nous sommes pris dans les « rets » d’une réalisation redoutablement efficace.
C’est un véritable tour de force qu’opère Richard Brouillette, de s’adresser à notre intelligence en préférant aux effets faciles la parole des intellectuels (un anti Michael Moore en quelque sorte). Le discours sans fard n’en a que plus de force, d’autant que le réalisateur a su créer une ambiance captivante. En plan fixe et en noir & blanc, on laisse le temps aux intervenants – Noam Chomsky, Norbert Baillargeon, Bernard Maris, ou encore Susan George – de développer leurs arguments. Qu’on adhère totalement, partiellement, ou pas du tout à la teneur des propos – le film est clairement engagé – ils interpellent fortement et stimulent la réflexion.
Le dispositif dépouillé, sans voix-off ni musique, nous plonge dans un face à face avec les intellectuels, et le découpage en chapitres structure un film captivant de bout en bout. Une réussite tant sur le fond que sur la forme soulignée par la critique, des Inrockuptibles à Télérama, en passant par Le Monde et Les Cahiers du cinéma…
Extrait 1 : Ignacio Ramonet
Extrait 2 : Noam Chomsky


