Fabrice Hadjadj nous parle de son livre « Le paradis à la porte : essai sur une joie qui dérange » :
Fabrice Hadjadj nous réveille ici encore, dénonçant notre scepticisme en matière de paradis : incrédulité, résistances, fausses idées, peurs… toutes causes probables d’un christianisme asséché. Encore faut-il concevoir avec justesse ce paradis promis, qui ne se laisse réduire ni à nos désirs aux contours trop terrestres, ni à nos rêves utopiques, ni à la consolation future de nos maux actuels. C’est à une joie plus large que la foi chrétienne nous convie, une joie offerte, une joie déjà sensible : le gout du paradis, c’est la pression de la joie, ici et maintenant.
Fabrice Hadjadj, Le paradis à la porte, essai sur une joie qui dérange, éditions du Seuil
Deux Fabrice, deux Fabrice philosophes, l’un catholique, l’autre bouddhiste. Fabrice Hadjadj et Fabrice Midal. Ils ont à peu près le même âge, la même aura. Ce livre est la transcription d’une rencontre-débat autour du thème de la vérité. Chacun a pris la parole séparément avant un échange. J’avoue avoir été ébloui par chacune des deux contributions qui, dans deux genres différents, allaient au cœur, sans concession. Hadjadj confesse un catholicisme radical, non au sens d’extrême, mais au sens de non édulcoré. Midal quant à lui, récuse la vague pseudo-orientaliste bobo qui fait la (fausse) fortune des magazines. 
